Nouveau départ

 | JOURNAL |



Nouveau départ, bienvenue dans mon nouveau chez moi ! Cela fait presque un an que je n’avais pas pris le chemin du blog, le temps commençait à se faire long, non ?

2017 a été pour moi une année riche en bouleversements personnels et professionnels et j’ai eu envie de prendre un peu de recul avec les internets. Quand j’ai retrouvé mes marques, j’ai travaillé sur une nouvelle version d’Equinoxe, souhaitant vous offrir un contenu plus beau et complet, presque comme un webzine traitant de simplicité volontaire. J’avais d’ailleurs lancé un petit questionnaire pour savoir ce qui vous plaisait et vous ferait plaisir, merci pour toutes vos réponses et vos encouragements !

Et puis il y a comme le destin qui a fait deux choses : mis un grand, gros et beau projet sur ma route (promis, j’en parle bientôt) ; et me faire supprimer tous les billets rédigés jusque-là suite à une fausse manœuvre. Un coup dur un peu, mais aussi l’occasion de remettre les choses en perspective et de recommencer à zéro, ou presque (j'avais quelques articles sauvegardés).

Cette année 2018 s’annonce aussi riche que chargée et je n’aurais pas le temps d’alimenter le site pinterest-like que j’avais dans la tête, je n’en ai plus l’envie non plus. Néanmoins, je veux continuer à partager et écrire ici. J’espère donc que ce nouveau format de mon blog vous plaira, il sera plus personnel sans doute, mais aussi plus simple et spontané !


A très vite 📫

Vivre à l'étroit

 | INSPIRATIONS|


Ce billet avait été publié sur la première version d'Equinoxe

Vivre à l’étroit, quelle drôle d’idée pas vrai ? Et pourtant …

A la base, j’avais envie de vous parler des Tiny Houses, ces mini maisons qu'on s'imagine, et à juste titre, faire à peine 25m2 et être parfois construites sur une remorque. Mais plus qu’être une micro-maison avec une superficie minuscule, c’est avant tout une idée, un concept qui peut s’appliquer n’importe où, à la ville comme à la campagne, et sans avoir besoin de faire construire. Le choix d’une simplicité volontaire étendue à son habitation : ne pas utiliser plus d’espace que ce dont on a besoin.


Moins de choses, moins d'espaces, plus de liens
Habiter dans un petit espace ne signifie pas faire de concessions sur son confort et vivre dans un environnement anxiogène. Bien pensé en terme de lumière et de rangements, il peut être beaucoup plus agréable à vivre au quotidien et peut même sembler plus grand qu’une grande surface mal aménagée !

Cela demande évidement de revoir sa relation au matériel puisqu’il n’y a pas de place pour le superflu mais c’est justement cela que je trouve intéressant. Plus jeune, je rêvais d’une grande maison pour une partie de ma vie d’adulte. Un bureau, une chambre d’amis, une suite parentale, une lingerie… et même un jardin d’hiver! Des pièces spacieuses avec une fonction bien définie, un idéal en totale adéquation avec celui du consommateur occidental qui valorise son statut social par la taille de son logement et des objets qu’il contient. Cela ne me correspond plus vraiment. J’aspire à avoir moins d’objets, c’est progressivement le cas et forcément, j’ai besoin de moins de place. Si les intérieurs assez épurés m’apaisent, ce n’est pas le cas des espaces vides ! Habiter dans un petit espace - et par là je n’entends pas tiny house à proprement parlé, juste une maison ou un appartement plus petit que l’on aurait pu le penser pour la taille de sa famille - peut être un véritable coup de pouce (ou la suite logique ?) de son processus de simplification. Ne garder que les objets qui sont vraiment utiles ou précieux et se procurer autrement ceux dont a besoin une fois de temps en temps devient nécessaire si on ne veut pas vivre dans un espace surchargé. On fait alors appel à des réseaux de partage, on noue des liens avec ses voisins… Plus qu’habiter un appartement, on vit au sein d’un quartier ou d’une communauté… C’est peut-être là la vraie valeur d’un foyer.

De plus, à l’époque où notre planète est de plus en plus peuplée, où il est de plus en plus difficile de se loger de façon décente en ville et où tant de gens vivent dans la rue, il me semble qu’avoir un foyer plus grand que ses besoins pose des questions d’ordre moral.


Des avantages pratiques
Au-delà de ces considérations personnelles, il y a également beaucoup d’avantages pratiques à vivre dans un petit espace. C’est un choix assez écologique dans le sens où il y a moins de surface à chauffer, et économique, puisque c’est moins cher à entretenir, à acheter ou à louer. On peut alors se permettre plus de choses, un quartier que l’on adore, une vue de rêve, le cachet de vieilles pierres ou d’un beau plancher … Et puis ça demande également moins de temps à l’entretien, et quand on aime vivre dans un endroit propre sans passer sa vie à faire le ménage, ma foi c’est pratique !


Pour le moment, je suis locataire d’un T2 à Paris, ni grand ni petit, et le quitter n’est pas dans nos projets pour le moment. Mais quand ça sera le cas pour une raison ou pour une autre, je me poserai la question : de combien d’espace ai-je réellement besoin pour vivre bien ?

Papier cadeaux écolos

 | MAISON |


Ce billet a été publié sur la première version d'Equinoxe

Je suis d’accord, mon titre est un peu contradictoire. Papiers-cadeau et écologie font mauvais ménage quand on estime que les premiers finissent presque tous à la poubelle et que très peu sont recyclables. Cependant, je ne suis pas prête à offrir mes cadeaux sans le moindre emballage. Je prends un plaisir fou à les emballer, j’aime la vue des paquets sous le sapin et le fait de préserver la surprise encore quelques minutes.

Voilà donc quelques temps que j’opte pour des alternatives qui, à défaut d’être parfaites, sont plus vertes que le traditionnel papier cadeau et tout aussi esthétiques !

  • DU PAPIER KRAFT  - Recyclé et recyclable, c'est l'emballage qui fait le plus traditionnel et j'avoue que c'est mon préféré. On peut l'acheter en rouleau dans le commerce mais pour ma part, j'utilise exclusivement du récupéré ici et là tout au long de l'année, quand je n'ai pas l'occasion/le temps de le refuser au marché ou chez le fleuriste par exemple. Il est parfois un peu froissé mais je ne trouve pas ça gênant. 

  • DES PAPIERS RÉCUPÉRÉS- En sachant où chercher, il y en a partout : pages de mots croisés ou de sudoku, vieilles cartes routières, pages de magazines, partitions inutilisés... Cela peut-être un beau clin-d’œil aux goûts de la personne à qui l'on destine le cadeau, et donner beaucoup d'allure au paquet ! 

  • DU TISSU - En utilisant le furoshiki, cette technique de pliage japonaise, on peut emballer joliment presque n’importe quoi. On peut également coudre des petites pochettes qui pourront être réutilisées par la suite. Généralement, j'opte pour un emballage en tissu pour offrir des produits de beauté par exemple, ou pour les cadeaux aux formes vraiment bizarres . J'utilise des chutes de tissu de je possède déjà.

  • PAS OU PEU DE SCOTCH - Avec un peu de patience et d'adresse, on peut réussir à n'utiliser que très peu d'adhésif, voir pas du tout si on emballe quelque chose de plus ou moins rectangulaire. Dans ce dernier cas, il faut faire tenir les rabats des cotés avec de la ficelle (en tenant le premier contre soi le temps de faire le second, ou en demandant de l'aide). On peut aussi utiliser des pinces en bois ou en métal, qui peuvent être réutilisées 

  • DE LA FICELLE EN FIBRE NATURELLE OU DES RUBANS- Je rajoute souvent des petites étiquettes avec le nom de la personne à qui je destine le cadeau et pour les attacher, j'utilise de la ficelle en fibre naturelle (qui est compostable) ou encore des rubans qui trainent dans ma boite à couture (et réutilisables eux aussi). 

  • DU VÉGÉTAL - Pour la touche finale, rien ne vaut quelques branches de sapin ou de houx, quelques pommes de pin glanées au détour d'une ballade ou des tranches d'oranges séchées. Ça a un charme fou et c'est totalement biodégradable ! 

Enfin, n'oubliez pas de récupérer les emballages des cadeaux qui vous sont offerts afin de pouvoir les utiliser une nouvelle fois s'ils sont en bon état  !


Vers quoi vous tournez-vous pour emballer vos cadeaux ? 

Noël plus simplement

 | INSPIRATIONS|


Ce billet a été publié sur la première version d'Equinoxe

Le temps des fêtes est celui que je préfère pour tout ce qu’il implique de chaleureux, de convivial et d’un peu magique : l’odeur du sapin et du vin chaud dans les rues, les films de Noël, le froid qui appelle au confort, les chocolats du calendrier de l’avent, les retrouvailles familiales… Des plaisirs un peu cliché parfois mais dans lesquels je me fais une joie de tomber tous les ans, pull de Noël sur le dos et gros bonnet sur la tête. A côté de ça, les fêtes de fin d’année peuvent aussi apporter leur lot de stress et de petites contrariétés : la course aux cadeaux, les rues commerçantes bondées, la préparation du repas si l’on reçoit, le choix de la soirée quand on doit se diviser entre deux ou trois familles…

Déjà l’année dernière, et encore plus cette année, j’ai envie d’un Noël plus simple, plus authentique moins consumériste. Alors en ce début d’Avent, j’avais envie de partager les quelques idées et résolutions que j’ai prise en ce sens et ma vision des choses. Noël a le sens que l’on lui donne et cela ne tient qu’à nous qu’il soit vraiment ce qu’il nous évoque : de la générosité, de la simplicité, le plaisir des choses vraies. 

DÉCORER LA MAISON 
Même si j’ai envie de fêtes de fin d’année moins tournées vers le matériel, je ne les imagine pas sans décorations ni sapin. Ça participe grandement à la magie de cette période et on peut d’ailleurs décorer son foyer et sa table sans pour autant tomber dans l’excès et le consumérisme. 

Un sapin plus durable 
Le sapin est une sorte de « caprice » dû à la tradition mais j’ai du mal à imaginer des fêtes sans arbre de Noël. Même si je l’ai fait pendant pas mal de temps, je ne me vois plus non plus acheter d’arbre coupé, principalement parce que je trouve que c’est une forme de gâchis, couper un arbre pour un plaisir qui durera 30 jours. Le sapin en plastique, d’une certaine manière durable dans le temps, me semble être un non-sens. Cela dit, il existe d’autres solutions ! On peut acheter un arbre en pot afin de l’utiliser une année sur l’autre, le louer (sur Treezmas par exemple) ou plus simplement opter pour quelques branches de conifères dans un beau vase. 

Un calendrier de l’avent fait-maison 
Je n’ai rien contre les calendriers de l’avent rempli de chocolat, le mien en est bourré. Cela dit, je trouve que le fabriquer soit même, avec sa famille ou la personne avec qui on partage la vie est un vrai plus. On s’en bricole un chaque année avec Benjamin, dans lequel on glisse l’un pour l’autre ou pour nous même des petits plaisirs (le titre d’un film à regarder, une sortie de saison, un défi un peu fou…) des mots doux ou quelques gourmandises. Le but est de profiter de tous ces instants non-matériels qu’offre l’avent. Apprécier ces moments qui sont finalement plus précieux que tous les cadeaux du réveillon et qui font de Décembre, un mois magique. 

Des décorations végétales, durables et fait-maison
 Un intérieur n’a pas besoin de crouler sous les décorations pour avoir la saveur particulière de l’avent. Un petit sapin, quelques bougies (neutres, pour pouvoir les utiliser toutes l’année) ou une guirlande lumineuse et une jolie suspension ont davantage d’existence et de saveur parce qu’ils sont peu nombreux. Idem pour la table de Noël, on néglige parfois le charme de la simplicité ! Pour ma part, je privilégie les décorations végétales qui sont bon marché et biodégradables. On peut aussi réaliser des suspensions en papier, en fausse porcelaine, en biscuits sablés …



LES CADEAUX 
J’adore en faire, j’adore en recevoir et j’attends toujours le moment des cadeaux avec une excitation de gosses. Pourtant, quand on aspire à un mode de vie plus simple, plus vert, moins consumériste de manière générale, cela peut vite devenir la croix et la bannière. Offrir des présents qui correspondent à la fois à nos valeurs et aux aspirations de nos proches, et inversement pour ceux que l’on reçoit. 

Faire des cadeaux différents 
J’ai un budget serré cette année et je réalise que cette « contrainte » bouscule, dans le bon sens, ma vision du « cadeau ». Même si ce n’est pas systématique, je me tourne davantage vers les cadeaux fait-maison. Ils ont toujours été la bouée de sauvetage de l’éternelle fauchée que je suis mais je réalise maintenant leur vraie valeur : un investissement de temps et de créativité qui vaut pas mal de produits manufacturés ! Quant aux cadeaux achetés, ils répondent à une envie ou un besoin bien précis de la personne à qui j’ai envie de faire plaisir, ou alors un coup de cœur de ma part – et dans ce cas je m’assure que le cadeaux plaira avant de l’acheter. Je me tourne au possible vers les petites entreprises, françaises, responsables, ou des cadeaux immatériels, des abonnements… Et depuis cette année, je m’essaie à l’achat d’occasion (livres, vêtements, jeux de société se trouvent facilement en excellent état) dans la mesure où je sais que la personne ne s’en offensera pas. 

La liste de cadeaux 
Je conçois que faire une liste peux sembler bizarre, dans la mesure où un cadeau ne se commande pas. Mais cela permet de donner quelques pistes à ses proches moins inspirés, éviter quelques couacs parfois, et se faire offrir des choses dont on a besoin ou que l’on désire depuis un moment ! Pour garder une certaine surprise, il existe même des sites en ligne, comme Kdaolog par exemple.



SE CONCENTRER SUR L’ESSENTIEL. 
Les fêtes de fin d’année, au-delà des couronnes sur les portes et des beaux cadeaux, c’est ce sentiment de chaleur et d’excitation qui dure tout décembre. Cette dose de magie et la perspective de bons moments. Et comme tout sentiment, il s’entretient et se cultive. En s’adonnant aux petits plaisirs de son calendrier de l’avent par exemple, en prenant le temps de fabriquer ses décorations de Noël, en faisant des choses positives pour les autres comme pour soi-même ou en chassant les contrariétés qu’on s’imposent parfois nous-même… bref, en se concentrant sur l’essentiel ! 

Spiritualité & partage 
Que l’on soit croyant ou pas, on retrouve pendant les fêtes cette notion très forte de convivialité, de partage et aussi de reconnaissance. Et je trouve que c’est le moment idéal pour faire des choses dans ce sens et que l’on ne prend peut être pas le temps de faire d’habitude. Décembre peut être l’occasion de se lancer un «défi gratitude», de s’ouvrir à soi-même, en faisant de la méditation par exemple, ou s’ouvrir aux autres en s’engageant dans une association, en venant en aides à des personnes défavorisées, même ponctuellement. 

Le poids de la tradition : oser changer ses habitudes 
Un autre point qu’il me semble essentiel de souligner pendant les fêtes, c’est celui de la tradition qui fait partie du charme de Noël mais qui, si on y prend pas garde, peut aussi devenir une vraie source de contrariété. J’ai réalisé ça l’année dernière quand, pour des raisons logistiques et géographiques de ma belle-famille, j’ai passé le réveillon et la journée du 25 sans voir mes sœurs et mes parents, ce qui ne m’était jamais arrivé en 25 ans. Cette perceptive me perturbait pas mal au début, mettant à mal mes petites habitudes de Noël. J’ai finalement réalisé que même si ce n’était pas le jour J (le 24 ou le 25), tous les éléments étaient réunis pour passer une bonne soirée : mes sœurs, mes parents, mon mec, autour d’un apéro. Et ce fut le cas. Dans le fond, ça fait quelques années que mes fêtes de Noël sont différentes de ce qu’elles avaient toujours étaient. Parce que mon rapport à la consommation a changé, parce que je les fête également avec Ben et sa famille…C’est différent, ça n’a rien de ce que je vivais comme un rituel d’enfant, mais c’est toujours aussi bien.

Je crois que ce recul face aux traditions qui nous sont chères (particulièrement quand elles deviennent source de stress) peut s’adapter à d’autres situations : on n’est pas obligé de proposer un repas gargantuesque, de couvrir nos proches de cadeaux achetés et neufs, de proposer du foie-gras si ça nous dit plus rien… juste parce que c’est comme ça qu’on a toujours fait. Nous évoluons, nous nous adaptons, et nos traditions et habitudes peuvent le faire aussi. A nous d’en créer d’autres !

*

Et vous, comment voyez vous les fêtes de fin d'année ? 


Composter en ville, sans jardin ni balcon

 | MAISON |


Ce billet avait été publié sur la première version d'Equinoxe

Une des grandes étapes dans la démarche de réduction de ses déchets, c’est de se mettre à composter. Cela permet de valoriser la plupart des déchets organiques en les transformant en engrais naturel et fait diminuer considérablement le contenu de notre poubelle ! Mais si composter quand on a un jardin ou un grand balcon peut être relativement aisé, ça l’est un peu moins quand on habite en appartement. En attendant le ramassage des poubelles à compost à la manière du verre ou du plastique, voici donc quelques pistes pour composter sans jardin ni balcon, ainsi que mon retour d’expérience sur la question !

DIFFÉRENTES SOLUTIONS
Un peu moins facile à mettre en place, composter quand on est en appartement est loin d’être impossible. Quand j’ai décidé de m’y mettre, j’avais fait un petit tour des internets pour voir les différentes solutions qui s’offraient à moi, en sachant que je ne voulais pas installer de composteur dans mon appartement. Ma cuisine étant assez petite, j’aurais dû privilégier un petit système qui se serait rempli trop vite et je craignais, à terme, les mauvaises odeurs.

Voici les solutions que j’avais trouvées :
  • Le lombri-composteur Comme son nom l’indique, ce sont les vers de terres qui vont aider à la transformation des déchets organiques en un engrais de qualité et même en fertilisant liquide. Le processus est dont plus rapide qu’un simple composteur ce qui est pratique quand on veut composter en intérieur. Il se présente souvent sous la forme d’un container plutôt gros, à plusieurs étages dans lequel les lombrics vont faire leur boulot sans qu’on n’ait réellement besoin de s’en occuper. Bien entretenu, il ne dégage apparemment aucune odeur. Pour une expérience du lombri-composteur en intérieur, je vous invite à lire ce billet de Mélanie sur Sempervivum

  • Le bokashi.
  • Même fonctionnement que le lombri-composteur à la différence près que l’accélérateur de compost est une poudre à base de champignons, appelé le son de Bokashi. Il prend généralement moins de place, se présentant souvent comme une grosse poubelle à compost. Au contraire du compost traditionnel et du lombri-composteur, on peut y déposer des déchets d’origine animale mais les déchets ne se décomposent pas entièrement et il faut donc aller le vider dans un compost collectif une fois de temps en temps. De plus, le son de bokashi, à saupoudrer régulièrement est souvent vendu emballé dans du plastique ce qui est, à mon sens, un inconvénient.

  • Le compost collectif
  • Un compost à partager avec ses voisins, dans son quartier ou pour les plus chanceux, dans son immeuble ! Dans la pratique, on stocke ses déchets organiques chez soi, dans une petite poubelle à compost et on les apporte toutes les semaines au compost collectif. C’est l’option que j’ai choisi. Sauf dans le cas des immeubles, ces composts collectifs sont généralement tenus par des associations de quartier ou les membres de jardins partagés. Tous ne sont pas ouvert au public tous les jours mais des permanences sont souvent assurées plusieurs fois par semaine.

    Comment trouver un compost collectif près de chez soi ?
    En se rapprochant de votre mairie qui vous donnera les différents jardins partagés de votre quartier (qui ont tous un compost, mais pas toujours public) et les éventuelles associations qui proposent un ramassage du compost; ou par le bouche-à-oreilles et les groupes de quartiers sur les réseaux sociaux. Pour les parisiens, le blog Compost à Paris recensent quelques composts de quartier classés par arrondissement.


COMPOSTER AU QUOTIDIEN, MON EXPÉRIENCE
J’ai commencé à composter il y a un peu plus d’un an, au début de l’année 2016. Je dépose mon compost une fois par semaine dans un petit jardin partagé à une dizaine de minutes à pied de chez moi. Je l’avoue, nous n’avons pas toujours été réguliers. Il y a eu des hauts et des bas et nous avons rencontré quelques obstacles dans ce début d’aventure de compostage en ville. Mais la machine est lancée et quel plaisir de voir le contenu de notre poubelle diminuer de moitié !

Le sceau à compost
Pour se mettre à composter, dans le cas d’un compost collectif, vous n’avez besoin que d’un petit sceau bien hermétique avec un couvercle. Je vous conseille de le placer dans un endroit pratique et accessible. Si on veut ancrer cette nouvelle habitude de compostage dans le temps, autant se faciliter la tâche au maximum ! Pour l’entretien du bio-sceau, je le rince à l’eau chaque semaine et le laisse bien sécher avant de le remplir de nouveau. Je le lave au savon de Marseille et vinaigre d’alcool une fois de temps en temps.

Quelques obstacles.
Il y a des périodes où nous avons tout bonnement arrêter de composter. Par manque de volonté tout d’abord. Porter le bio-sceau au compost du jardin partagé demande 1/2h par semaine, ce qui est rien ou énorme selon notre emploi du moment, mais clairement plus que descendre au local-poubelle de notre immeuble… Et remettre au lendemain, puis au surlendemain la vidange du sceau à compost est une mauvaise idée car passée une semaine, son contenu peut commencer à sentir. Si on ne s’organise pas en conséquence ou si le compost partagé est un peu trop loin de chez soi, cela peut un peu décourager.

Le second obstacle fut l’été et ses fortes chaleurs. Même à l’abri sous mon évier, le contenu de mon bio-sceau fermentait plus vite et nous étions obligés d’y aller deux fois par semaine pour éviter les odeurs désagréables à l’ouverture, ce qui était « trop » pour nous. A l’époque, j’avais trouvé sur plusieurs blogs la solution de congeler ses déchets organiques entre chaque compostage. Cela m’avait paru un peu « extrême », mais je crois que je suis en train de changer d’avis … affaire à suivre !


Composter en ville via un compost collectif demande donc, de mon point de vue, un peu d’effort. Mais à force d’habitude et d’organisation, cette petite balade hebdomadaire au jardin partagé est devenue un réflexe auquel on ne pense plus et qui est loin d’être désagréable. Et puis on peut bien faire cet effort pour notre jolie planète !

Aussi, je parle plusieurs fois d'odeurs dans cet article et je ne souhaiterais pas que cela décourage certains d'entre vous intéressés par le compostage en ville via les composts collectifs! Un sceau à compost déposé consciencieusement chaque semaine en hiver, automne et au printemps ne sent pas, juste un peu "le vert" quand on l'ouvre parfois, promis !


Est-ce que vous compostez ou êtes tentez par le compostage ?
N’hésitez pas à partager votre expérience !

De l'avantage de ne pas avoir la télé

 | INSPIRATIONS |


Ce billet a été publié sur la première version d'Equinoxe

 
Quand on a vendu notre télé, c’était bien plus pour se payer des bières à la place de la redevance télévisuelle que par « simplicité volontaire ». A l’époque, je crois bien que je n’avais d'ailleurs pas encore entendu parler de ce terme et on peut d'ailleurs la pratiquer en gardant sa télé ! Mais pour ma part, après 3 ans sans télévision, je réalise que ça s’inscrit totalement dans ma démarche de vie plus slow.

Elle était allumée souvent le soir mais on a décidé de la vendre presque sur un coup de tête, estimant qu'à l'heure d'Internet, des replays et maintenant de Netflix, on pouvait facilement s'en passer. Le fait qu'on se retrouve de moins en moins dans le contenu télévisuel proposé à jouer dans la balance aussi. Ne plus avoir de télé, ça a pour moi signifié regarder moins de programmes en tout genre, mais évidement pas ne rien regarder du tout. On squatte toujours le canapé à regarder films, séries ou documentaires (on se tient au courant des actualités avec Internet ou la radio) mais ça a donné lieu à plein de petites améliorations qui font que pour rien au monde, je rachèterai une télé à l’heure actuelle. 


Réellement choisir ces programmes. 
Quand on a envie de regarder quelque chose, on le choisit. On gagne nettement en qualité de programmes, on s'épargne parfois certaines choses (violence, vulgarité...) et on ne perd plus de temps à regarder des choses qu'au fond, on trouve un peu nulles. Et si on a envie de regarder quelque chose sans idée derrière la tête, on se tourne vers le replay ou les sélections de film d’Allociné.

S’ouvrir à d’autres activités. 
On se regarde un film ou 1 ou 2 épisodes peut-être 1 à 2 fois par semaine, sauf cas particulier d’une série géniale qu’on va se faire sur la semaine (ou que je vais binge-watcher en une aprèm, héhé) mais globalement, je me suis mise à faire autre chose de mes soirées : lire, écrire, bricoler, jeux de société… C’est agréable, souvent relaxant, et puis moins d’écrans avant d’aller dormir favorise le sommeil.

Davantage profiter de son entourage. 
Je suis généralement happée par les films et si un écran est allumé dans une pièce, je ne peux m’empêcher de le regarder. Ce qui fait que visionner quelque chose m’isole un peu. Ne pas avoir de télé, c’est regarder moins de choses et donc profiter davantage de son entourage le soir ou pendant les repas.

Moins de publicité.
Vu que je regarde peu de replay ou de vidéos sur Youtube, je n'y suis plus du tout habituée et je trouve cela vraiment insupportable. Il y en a bien assez dans les magazines (que je ne lis plus pour ça, haha !) et dans le métro pour que je sois totalement ravie de m’épargner celle de la TV. 

S’offrir d’autres luxes. 
Pas de télé, mais on s’est quand même offert quelques plaisirs liés au visionnage confortable : un rétroprojecteur et un abonnement de cinéma... tellement mieux ! 


Et vous, télé ou pas télé ? Quel est votre rapport à l’écran ? 


La lesssive maison

 | MAISON |


Cet article a été publié sur la première version d'Equinoxe

L’année dernière,en quête de la lessive écologique parfaite, je vous faisais un retour d'expérience sur les noix de lavage. Depuis, j'ai croisé Eva de Minimal Eva Bee pour parler lessive maison lors d'un très chouette atelier, et je me suis mise à faire ma lessive à base de savon de Marseille. Et comme vous aviez été plusieurs à me le demander, voilà donc une revue sur le sujet, avec mon avis et la recette !


Faire sa lessive maison
Toujours dans l'idée de consommer mois et mieux, je suis comme d'habitude séduite par l'idée du fait-maison, à condition que cela reste tenable sur le long terme. C'est totalement le cas ici puis que cette lessive se fait en 10mn. Je la fait 4L par 4L, ce qui me permet de tenir un certain temps. La recette que j'utilise demande du savon de Marseille, des cristaux de soude et quelques gouttes d'huile essentielle, des ingrédients simples qui, bien choisis, ne sont pas dangereux pour la planète, sont bon marché et facilement trouvables en vrac ou dans des contenants recyclables ... bref, que des points positifs !

Au niveau de l’efficacité, je suis là aussi convaincue. Mon linge ressort propre et sent bon, et j'ai rarement besoin de détacher. C'est également adapté aux textiles plus délicats, laine et cachemire à l'essai.

Bref, la lessive maison à base de savon de Marseille est écologique et efficace, mais aussi rapide à faire et économique, c'est un sans faute et pour moi, la quête de la lessive écolo parfaite s'arrête ici !


Comment l'utiliser
Comme la lessive liquide industrielle, elle est à mettre dans le compartiment lessive de votre machine à laver. Il faut juste la secouer avant de s'en servir (elle a tendance à se scinder en deux phases) et donc utiliser un contenant plus grand. Pour ma part, je la stocke dans un ancien bidon de lessive du commerce de 5L, et j'utilise le bouchon pour doser, c'est très pratique. Pour une machine "normale", je mets un  bouchon, pour une machine "délicat", 1/2 bouchon.

Je vous conseille aussi d'ajouter un peu de vinaigre blanc dans le bac d'adoucissant à chaque machine (ou une fois de temps en temps au moins). Ça va vraiment servir d’adoucissant, et ça va également éviter que le savon de Marseille se s’accumule dans certains conduits et encrasse votre machine. Promis, ça ne sent rient du tout !


La recette
J'utilise donc la recette d'Eva, version 4L à la lavande, que je fais directement dans ma casserole et que je stocke dans un bidon de 5L. Pour les copeaux de savon de Marseille, on en trouve dans le commerce mais vous pouvez hyper facilement et rapidement les faire vous même, avec juste un pain de savon et une râpe à fromage.

  1. Faites bouillir 4L d'eau dans une grande casserole. Ajoutez 80g de copeaux de savon de Marseille et mélangez bien, jusqu'à ce que ces derniers soient dissous. 
  2. Hors du feu, ajoutez 80g de cristaux de soude et 25 gouttes d'huile essentielle de Lavande Fine. Mélangez de nouveau puis transvasez dans votre bidon. 
  3. Laissez la lessive refroidir, bidon ouvert. Et c'est fait ! 


Que pensez-vous de la lessive maison et de celle à base de savon de Marseille ? 
Partagez votre expérience ! 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...