<< Vivez pleinement chaque saison qui passe. Respirez l'air, buvez, goûtez les fruits, et acceptez l'influence de la terre >>


Henry David Thoreau - Walden ou la Vie dans les Bois +++++++++





.DERNIERS BILLETS.

Composter en ville, sans jardin ni balcon

 | MAISON |



Une des grandes étapes dans la démarche de réduction de ses déchets, c’est de se mettre à composter. Cela permet de valoriser la plupart des déchets organiques en les transformant en engrais naturel et fait diminuer considérablement le contenu de notre poubelle ! Mais si composter quand on a un jardin ou un grand balcon peut être relativement aisé, ça l’est un peu moins quand on habite en appartement. En attendant le ramassage des poubelles à compost à la manière du verre ou du plastique, voici donc quelques pistes pour composter sans jardin ni balcon, ainsi que mon retour d’expérience sur la question !

DIFFÉRENTES SOLUTIONS
Un peu moins facile à mettre en place, composter quand on est en appartement est loin d’être impossible. Quand j’ai décidé de m’y mettre, j’avais fait un petit tour des internets pour voir les différentes solutions qui s’offraient à moi, en sachant que je ne voulais pas installer de composteur dans mon appartement. Ma cuisine étant assez petite, j’aurais dû privilégier un petit système qui se serait rempli trop vite et je craignais, à terme, les mauvaises odeurs.

Voici les solutions que j’avais trouvées :
  • Le lombri-composteur
    Comme son nom l’indique, ce sont les vers de terres qui vont aider à la transformation des déchets organiques en un engrais de qualité et même en fertilisant liquide. Le processus est dont plus rapide qu’un simple composteur ce qui est pratique quand on veut composter en intérieur. Il se présente souvent sous la forme d’un container plutôt gros, à plusieurs étages dans lequel les lombrics vont faire leur boulot sans qu’on n’ait réellement besoin de s’en occuper. Bien entretenu, il ne dégage apparemment aucune odeur. Pour une expérience du lombri-composteur en intérieur, je vous invite à lire ce billet de Mélanie sur Sempervivum

  • Le bokashi.
    Même fonctionnement que le lombri-composteur à la différence près que l’accélérateur de compost est une poudre à base de champignons, appelé le son de Bokashi. Il prend généralement moins de place, se présentant souvent comme une grosse poubelle à compost. Au contraire du compost traditionnel et du lombri-composteur, on peut y déposer des déchets d’origine animale mais les déchets ne se décomposent pas entièrement et il faut donc aller le vider dans un compost collectif une fois de temps en temps. De plus, le son de bokashi, à saupoudrer régulièrement est souvent vendu emballé dans du plastique ce qui est, à mon sens, un inconvénient.

  • Le compost collectif
    Un compost à partager avec ses voisins, dans son quartier ou pour les plus chanceux, dans son immeuble ! Dans la pratique, on stocke ses déchets organiques chez soi, dans une petite poubelle à compost et on les apporte toutes les semaines au compost collectif. C’est l’option que j’ai choisi. Sauf dans le cas des immeubles, ces composts collectifs sont généralement tenus par des associations de quartier ou les membres de jardins partagés. Tous ne sont pas ouvert au public tous les jours mais des permanences sont souvent assurées plusieurs fois par semaine.

    Comment trouver un compost collectif près de chez soi ?
    En se rapprochant de votre mairie qui vous donnera les différents jardins partagés de votre quartier (qui ont tous un compost, mais pas toujours public) et les éventuelles associations qui proposent un ramassage du compost; ou par le bouche-à-oreilles et les groupes de quartiers sur les réseaux sociaux. Pour les parisiens, le blog Compost à Paris recensent quelques composts de quartier classés par arrondissement.

COMPOSTER AU QUOTIDIEN, MON EXPÉRIENCE
J’ai commencé à composter il y a un peu plus d’un an, au début de l’année 2016. Je dépose mon compost une fois par semaine dans un petit jardin partagé à une dizaine de minutes à pied de chez moi. Je l’avoue, nous n’avons pas toujours été réguliers. Il y a eu des hauts et des bas et nous avons rencontré quelques obstacles dans ce début d’aventure de compostage en ville. Mais la machine est lancée et quel plaisir de voir le contenu de notre poubelle diminuer de moitié !

Le sceau à compost
Pour se mettre à composter, dans le cas d’un compost collectif, vous n’avez besoin que d’un petit sceau bien hermétique avec un couvercle. Je vous conseille de le placer dans un endroit pratique et accessible. Si on veut ancrer cette nouvelle habitude de compostage dans le temps, autant se faciliter la tâche au maximum ! Pour l’entretien du bio-sceau, je le rince à l’eau chaque semaine et le laisse bien sécher avant de le remplir de nouveau. Je le lave au savon de Marseille et vinaigre d’alcool une fois de temps en temps.

Quelques obstacles.
Il y a des périodes où nous avons tout bonnement arrêter de composter. Par manque de volonté tout d’abord. Porter le bio-sceau au compost du jardin partagé demande 1/2h par semaine, ce qui est rien ou énorme selon notre emploi du moment, mais clairement plus que descendre au local-poubelle de notre immeuble… Et remettre au lendemain, puis au surlendemain la vidange du sceau à compost est une mauvaise idée car passée une semaine, son contenu peut commencer à sentir. Si on ne s’organise pas en conséquence ou si le compost partagé est un peu trop loin de chez soi, cela peut un peu décourager.

Le second obstacle fut l’été et ses fortes chaleurs. Même à l’abri sous mon évier, le contenu de mon bio-sceau fermentait plus vite et nous étions obligés d’y aller deux fois par semaine pour éviter les odeurs désagréables à l’ouverture, ce qui était « trop » pour nous. A l’époque, j’avais trouvé sur plusieurs blogs la solution de congeler ses déchets organiques entre chaque compostage. Cela m’avait paru un peu « extrême », mais je crois que je suis en train de changer d’avis … affaire à suivre !


Composter en ville via un compost collectif demande donc, de mon point de vue, un peu d’effort. Mais à force d’habitude et d’organisation, cette petite balade hebdomadaire au jardin partagé est devenue un réflexe auquel on ne pense plus et qui est loin d’être désagréable. Et puis on peut bien faire cet effort pour notre jolie planète !

Aussi, je parle plusieurs fois d'odeurs dans cet article et je ne souhaiterais pas que cela décourage certains d'entre vous intéressés par le compostage en ville via les composts collectifs! Un sceau à compost déposé consciencieusement chaque semaine en hiver, automne et au printemps ne sent pas, juste un peu "le vert" quand on l'ouvre parfois, promis ! 


Est-ce que vous compostez ou êtes tentez par le compostage ?
 N’hésitez pas à partager votre expérience ! 

Donner une seconde-vie à ses vêtements

 | GARDE-ROBE |



En pleine 'Fashion Revolution Week', peut-être êtes-vous en train de faire un peu de tri dans votre garde-robe. Comme il n’est pas question de jeter les vêtements dont on souhaite se débarrasser, voici quelques pistes pour leur donner une seconde vie ! 


  • Les retoucher ou les utiliser pour se coudre de nouveaux vêtements
    Parfois, un peu de broderie, de teinture ou de couture offre une nouvelle chance à un vêtement encore en bon état mais plus à notre goût. Les possibilités sont plus nombreuses qu'on ne le croit : pimper un tee-shirt trop simple avec des galons ou des broderies, changer de couleur une robe en la teignant, transformer un chino en bermuda ou un jean en short, faire d'une chemise d'homme une jolie blouse d'été...

  • Les utiliser pour faire de nouveaux objets
    Ils peuvent également être utilisés pour faire autre chose que des vêtements, ce qui est particulièrement adapté quand le vêtement est vraiment usé à certains endroits. Avec des vieux collants ou les manches longues d’un tee-shirt, on peut faire par exemple des tawashis ! Je suis également fan de cette petite peluche baleine réalisé avec des vieux jeans et de ce sac à dos cousu dans la jambe d’un chino. Attention tout de même à réaliser des choses dont vous en aurez l’utilité. Il ne s’agit pas de s’encombrer !

  • Les remettre dans le circuit seconde main
    Si un vêtement ne nous convient pas, qu’il est comme neuf et qu’on trouve dommage de le customiser ou de l’upcycler, on peut le remettre dans le circuit via la seconde-main. C’est l’occasion de faire un heureux tout en se faisant un peu d’argent ! De nombreuses possibilités dans ce cas : Vinted, groupes de bonnes affaires sur Facebook, vide-dessings organisés dans les cafés, brocantes du dimanche … Il y a également et de plus en plus de trocs de vêtements qui sont organisés, je trouve l’idée vraiment top !

  • Les donner
    Plus simplement, on peut donner ces vêtements, à des amis, des inconnus ou des personnes dans le besoin. La encore, Facebook est un bon allié pour trouver des groupes de dons ou des organismes locaux qui collectent des vêtements. A une plus grande échelle,  il y a Emmaüs ainsi que les bennes du Relay que l’on trouve un peu partout. Pour ces dernières, les textiles recueillis sont très facilement recyclés. Un bon point pour les vêtements bien usés mais pas vraiment quand ils sont encore portables.


Que faites-vous des vêtements trop vieux ou qui ne vous plaisent plus ? 

crédit photo inconnu 

Vivre à l'étroit

 | INSPIRATIONS|



Vivre à l’étroit, quelle drôle d’idée pas vrai ? Et pourtant …

A la base, j’avais envie de vous parler des Tiny Houses, ces mini maisons qu'on s'imagine, et à juste titre, faire à peine 25m2 et être parfois construites sur une remorque. Mais plus qu’être une micro-maison avec une superficie minuscule, c’est avant tout une idée, un concept qui peut s’appliquer n’importe où, à la ville comme à la campagne, et sans avoir besoin de faire construire. Le choix d’une simplicité volontaire étendue à son habitation : ne pas utiliser plus d’espace que ce dont on a besoin.


Moins de choses, moins d'espaces, plus de liens
Habiter dans un petit espace ne signifie pas faire de concessions sur son confort et vivre dans un environnement anxiogène. Bien pensé en terme de lumière et de rangements, il peut être beaucoup plus agréable à vivre au quotidien et peut même sembler plus grand qu’une grande surface mal aménagée !

Cela demande évidement de revoir sa relation au matériel puisqu’il n’y a pas de place pour le superflu mais c’est justement cela que je trouve intéressant. Plus jeune, je rêvais d’une grande maison pour une partie de ma vie d’adulte. Un bureau, une chambre d’amis, une suite parentale, une lingerie… et même un jardin d’hiver! Des pièces spacieuses avec une fonction bien définie, un idéal en totale adéquation avec celui du consommateur occidental qui valorise son statut social par la taille de son logement et des objets qu’il contient. Cela ne me correspond plus vraiment. J’aspire à avoir moins d’objets, c’est progressivement le cas et forcément, j’ai besoin de moins de place. Si les intérieurs assez épurés m’apaisent, ce n’est pas le cas des espaces vides ! Habiter dans un petit espace - et par là je n’entends pas tiny house à proprement parlé, juste une maison ou un appartement plus petit que l’on aurait pu le penser pour la taille de sa famille - peut être un véritable coup de pouce (ou la suite logique ?) de son processus de simplification. Ne garder que les objets qui sont vraiment utiles ou précieux et se procurer autrement ceux dont a besoin une fois de temps en temps devient nécessaire si on ne veut pas vivre dans un espace surchargé. On fait alors appel à des réseaux de partage, on noue des liens avec ses voisins… Plus qu’habiter un appartement, on vit au sein d’un quartier ou d’une communauté… C’est peut-être là la vraie valeur d’un foyer.

De plus, à l’époque où notre planète est de plus en plus peuplée, où il est de plus en plus difficile de se loger de façon décente en ville et où tant de gens vivent dans la rue, il me semble qu’avoir un foyer plus grand que ses besoins pose des questions d’ordre moral.


Des avantages pratiques
Au-delà de ces considérations personnelles, il y a également beaucoup d’avantages pratiques à vivre dans un petit espace. C’est un choix assez écologique dans le sens où il y a moins de surface à chauffer, et économique, puisque c’est moins cher à entretenir, à acheter ou à louer. On peut alors se permettre plus de choses, un quartier que l’on adore, une vue de rêve, le cachet de vieilles pierres ou d’un beau plancher … Et puis ça demande également moins de temps à l’entretien, et quand on aime vivre dans un endroit propre sans passer sa vie à faire le ménage, ma foi c’est pratique !


Pour le moment, je suis locataire d’un T2 à Paris, ni grand ni petit, et le quitter n’est pas dans nos projets pour le moment. Mais quand ça sera le cas pour une raison ou pour une autre, je me poserai la question : de combien d’espace ai-je réellement besoin pour vivre bien ?

La lessive maison

 | MAISON |



L’année dernière, en quête de la lessive écologique parfaite, je vous faisais un retour d'expérience sur les noix de lavage. Depuis, j'ai croisé Eva de Minimal Eva Bee pour parler lessive maison lors d'un très chouette atelier, et je me suis mise à faire ma lessive à base de savon de Marseille. Et comme vous aviez été plusieurs à me le demander, voilà donc une revue sur le sujet, avec mon avis et la recette !



Faire sa lessive maison
Toujours dans l'idée de consommer moins et mieux, je suis comme d'habitude séduite par l'idée du fait-maison, à condition que cela reste tenable sur le long terme. C'est totalement le cas ici puisque cette lessive se fait en 10 minutes, dont 5 minutes passées à râper le savon. De plus, je la fait 4L par 4L, ce qui me permet de tenir un certain temps. La recette que j'utilise demande du savon de Marseille, des cristaux de soude et quelques gouttes d'huile essentielle, des ingrédients simples qui, bien choisis, ne sont pas dangereux pour la planète, bon marché et facilement trouvables, en vrac ou en contenants recyclables... bref que des points positifs !

Au niveau de l'efficacité, je suis là aussi totalement convaincue. Mon linge ressort propre et sent bon en toutes circonstances. Je n'ai plus besoin de détacher (sauf exception, évidement)  mes torchons et serviettes de table comme ce fut le cas avec les noix de lavages. C'est également adapté aux textiles plus délicats, laine et cachemire à l'essai.

Bref, la lessive à base de savon de Marseille est écologique et efficace, mais aussi rapide à faire et économique, c'est un sans-faute et pour moi la quête de la lessive écolo parfaite s'arrête ici


Comment l'utiliser
Comme la lessive liquide industrielle, elle est à mettre dans le compartiment "lessive" de votre machine à laver. Il faut juste la secouer avant de s'en servir et donc utiliser un contenant plus grand. Pour ma part, je la stocke dans un ancien bidon de lessive du commerce de 5L et j'utilise le bouchon pour doser, c'est très pratique. Pour une machine "normale", je mets un bouchon, pour une machine "délicat", 1/2 bouchon.

Je vous conseille aussi d'ajouter un peu de vinaigre blanc dans le bac d'adoucissant à chaque machine (ou une fois de temps en temps au moins.) Ça va vraiment servir d’adoucissant et ça va aussi éviter que le savon de Marseille s'accumule dans certains conduits et "encrasse" votre machine. Promis, ça ne sent rien du tout !



La recette
J'utilise donc la recette d'Eva, version 4L à la lavande que je stocke dans un bidon de 5L. Pour les copeaux de savon de Marseille, on en trouve dans le commerce, mais vous pouvez hyper facilement et rapidement les faire vous même, avec juste un pain de savon et une râpe à fromage. 

  1. Faites bouillir 4l d'eau
  2. Dans un bidon de 5L, versez 80g de copeaux de savon de Marseille sans glycérine ajoutée et 80g de cristaux de soude.
  3. Versez l'eau par dessus et ajoutez 25 gouttes d'huile essentielle de Lavande Fine. Mélangez à l'aide du manche d'une cuillère en bois ou en secouant le bidon.
  4. Laissez refroidir la lessive, bidon ouvert. Et c'est fait !




Que pensez-vous de la lessive maison et de celle à base de Savon de Marseille ?
Partagez votre expérience !

Irish Soda Bread, pain express

 | RECETTES |



Vendredi, c'est la Saint Patrick ! L'occasion pour moi de partager une recette que j'affectionne beaucoup, celle de l'Irish Soda Bread, un pain qui se prépare en moins d'1h, cuisson comprise ! Le secret de ce pain express, c'est l'utilisation du bicarbonate de sodium à la place de la levure. Pas de pétrissage ni de repos, ce qui peut se révéler très pratique. On obtient un pain un peu différent des "traditionnels" au niveau du goût et de la texture, forcément, mais il est néanmoins délicieux et très moelleux ! 

On peut utiliser du lait végétal à la place du lait fermenté (il faudra dans ce cas en mettre un peu moins et ajouter 1/2c. à café de vinaigre de cidre) mais je vous conseille vraiment d'essayer avec ce dernier. Il donne du caractère au pain, un coté presque vanillé sans toutefois être sucré, c'est très agréable au petit déj' ! 


IRISH SODA BREAD
préparation : 10mn | cuisson : 40mn
pour un gros pain


Ingrédients :
- 450g de farine semi-complète (T80)
- 440ml de lait ribot (ou autre lait fermenté)
- 50g de flocons d'avoine
- 2 c. à soupe de graines de lin
- 1 c. à soupe de sel
- 1 c. à café de bicarbonate

















Étapes :
1. Préchauffez le four à 200°C. Mixez les flocons d'avoine et les graines de lin à l'aide d'un moulin ou d'un robot pour obtenir une farine très grossière.

2. Dans un saladier, mélangez la poudre obtenue avec la farine de blé, le bicarbonate et le sel. Formez un puis.

3. Ajoutez le lait fermenté en mélangeant au fur et à mesure avec une cuillère en bois. Vous allez obtenir une boule un peu collante et pas totalement homogène.

4. Avec des mains farinées, transvasez le pâton sur une plaque recouverte de papier cuisson. Aplatissez-le pour obtenir un pain de 5cm de hauteur puis incisez-le en croix à l'aide d'un couteau bien aiguisé

5. Enfournez pour 40mn à 200°C. Le pain doit sonner creux. Laissez-le refroidir avant de le couper.

Soupe de céleri-rave, haricots blancs & chermoula

 | RECETTES |


Cette soupe est une version simplifiée d'une recette proposée dans le livre "Mon Premier Diner Végétarien" de Alice Hart, dont je vous parlais en début de semaine passée et c'est une de mes soupes préférées en hiver. Les haricots blancs lui donne une texturée veloutée hyper agréable et dédramatisent un peu le céleri rave, et j'avoue que j'adore l'idée d'une soupe blanche !

La chermoula est une sauce à base de persil, de coriandre, d'ail et d'épices assez typique de la cuisine du Maghreb. N’hésitez pas à doubler/tripler les proportions pour accommoder des carottes rappées, des lentilles ou pour faire mariner du tofu. C'est excellent et en augmentant un peu la quantité d'huile d'olive, ça conserve facilement une grosse semaine au frigo. 


SOUPE DE CÉLERI-RAVE, HARICOTS BLANCS & CHERMOULA
préparation: 10mn - cuisson : 20mn
pour 4 grands bols

Ingrédients:
++- 800g de cèleri-rave
++- 400g de haricots blancs, cuits et égouttés
++- 900ml d'eau
++- un oignon
++- sel et poivre, au goût 

pour la chermoula
++-  4 c. à soupe de persil ciselé
++-  4 c. à soupe de coriandre ciselé
++-  3 c. à soupe d'huile d'olive
++-  1 c. à café de cumin
 ++- 1 pincée de piment doux
++-  1 grosse gousse d'ail 


Étapes:
  1. Épluchez et coupez le céleri-rave en dès. Émincez l'oignon.
  2. Placez ces ingrédients dans une casserole avec l'eau et les haricots blancs. Portez à ébullition puis laissez cuire 20mn à frémissement, à demi couvert. Le céleri doit être bien tendre.
  3. Avec un robot, mixez tout les ingrédients "pour la chermoula".
  4. Mixez la soupe, salez, poivrez puis répartissez-la dans des bols avec 1 c. à soupe de chermoula sur le dessus.

Bourguignon végétarien

 | RECETTES |


Les plats mijotés sont ceux que je préfère en hiver, chaleureux et confortables. La plupart des "traditionnels" sont à base de viande mais assez faciles à adapter en version végétarienne. Soit en la supprimant tout simplement (comme dans mon chili sin carne), soit en la remplaçant par des "simili-carné" comme le tofu, le seitan ou les protéines de soja texturées. Ce sont ces dernières que j'utilise dans cette recette !

Le résultat est très savoureux mais définitivement long à cuisiner. Ce Bourguignon, comme ceux à base de bœuf, demande peu de préparation mais tout de même 3h de cuisson, nécessaire pour que les saveurs se concentrent bien. N’hésitez pas à adapter les proportions pour en avoir pour le lunch du lendemain ou pour congeler !



BOURGUIGNON VÉGÉTARIEN
préparation: 15+15mn - cuisson : 3h
pour 4 portions
  
Ingrédients :
++- 300g de champignons de Paris
++- 230g de tomates pelées (sans leur jus)
++- 80g de protéines de soja texturées*
++- 3 carottes
++- 600ml de vin rouge
++- 2 c. à soupe d'huile végétale
++- 1 c. à soupe de fécule de maïs
++- 1 c. à soupe d'herbes de Provence
++- 2 feuille de laurier sauce
++- 1 gros oignon rouge
++- 2 gousses d'ail
++- sel et poivre 


Étapes :
  1. Émincez l'oignon, hachez l'ail et les carottes. Coupez les champignons de Paris en 4  et détaillez leur pied en dès.
  2. Dans une marmite avec un couvercle, faites chauffer l'huile végétale et faites-y revenir l'oignon. Quand il est devenu transparent, ajoutez l'ail, les herbes de Provence, les rondelles de carottes, les champignons, 1/2 c. à café de sel et une grosse pincée de poivre. Faites revenir le tout pendant 2-3mn en mélangeant régulièrement.
  3. Ajoutez les tomates pelées, le vin rouge et les feuilles de laurier. Couvrez, portez à ébullition puis baissez à feu doux et laissez mijoter à couvert pendant 3h en tout, en remuant toutes les demies heures.
  4. Au bout de 2h, plongez les protéines de soja texturées dans la marmite. Elles doivent baigner presque entièrement dans le jus, ajouter un peu de bouillon de légumes si besoin.
  5. Prélevez l'équivalent d'un petit verre de jus et délayer-y la fécule. Mélangez jusqu'à obtenir une préparation lisse puis versez-la dans la marmite. Portez de nouveau à ébullition puis poursuivez la cuisson à feu doux et à couvert pour encore 1h.
  6. Servez avec des tagliatelles fraiches et parsemez éventuellement de persil frais.

NOTE : Les protéines de soja texturées sont une préparation à base de farine de soja qui a été déshuilée, séchée puis concassée en morceaux plus ou moins gros. On en trouve très facilement en magasin bio, en vrac ou emballé.

5 bons livres de cuisine végétarienne

 | FAIT-MAISON |


La cuisine végé a le vent en poupe, il suffit de regarder les rayons des librairies pour s'en rendre compte ! Je ne m'en plains pas, il n'a jamais été aussi facile de manger 'autrement' et mon entourage s’interroge et se sensibilise de plus en plus à ce mode d'alimentation, ce que je trouve à la fois génial et super agréable. Aussi, quand on a envie de s'offrir un livre pour cusiner végé tout les jours ou juste occasionnellement, on peut vite se sentir perdu face à l'offre disponible. Je vous présente donc mes 5 livres préférés sur le sujet !

Je n'ai pas envie d'avoir une bibliothèque trop fournie (j'en parlais ici) et ça s'applique aussi pour les livres de cuisine. Ceux que je vous présente ici ont donc étaient choisis avec soin. Ils sont, chacun dans leur genre, assez généralistes, de ceux que l'on ouvre souvent!


"JE SAIS CUISINER VÉGÉTARIEN"
Celui pour cuisiner au quotidien - Malgré la mise en page dont je suis loin d'être fan, c’est souvent le livre que je recommande pour intégrer les bases de l’alimentation végétarienne. On y trouve plusieurs chapitres assez pédagogiques: les raisons qui peuvent pousser à devenir végé, quelques bases nutritionnelles, le placard de base, un tableau de saisonnalité … des ressources particulièrement intéressantes quand on est nouvellement végétarien, qu’on envisage de le devenir ou que l’on est juste intéressé ! Les 500 recettes qui suivent sont rangées par thématique (petit déjeuner, salades complètes, plats uniques) et font le tour des ingrédients que l’on trouve dans beaucoup de placard végé (légumineuses et céréales à foison, tofu, purée d’oléagineux…). Elles sont très souvent simples et rapides, pour le quotidien comme pour les occasions plus particulières : dîner, pique-niques, repas avec des enfants...

"MON PREMIER DINER VÉGÉTARIEN", de Alice Hart
Celui pour les gourmets - Bien que les recettes qu’il contient soient souvent assez rapides à préparer, c’est le livre que j’ouvre quand j’ai envie de cuisiner pour mes proches ou pour une occasion particulière, avec des plats un peu plus sophistiqués que d’habitude. Bien que très accessibles, les recettes proposées sont souvent originales et travaillées, particulièrement au niveau des saveurs. C’est aussi un bon ouvrage pour s’initier en douceur à la cuisine végétarienne puisque les aliments utilisés restent assez traditionnels. Juste une recette à base de tofu, le reste fait la part belle aux fruits et légumes, céréales et légumineuses, produits laitiers, aromates et épices, tout en étant originales et hyper gourmandes. On y trouve aussi quelques pages de savoir-faire illustrées sur comment faire des graines germées, du yaourt, etc... le tout avec de très belles photographies ! de Alice Hart, éditions Marabout, 19,90€


"CUISINE VEGGIE, LES SAVOIR FAIRE"
Celui pour devenir un as du fait-maison - Cet ouvrage est une sorte de bible pour les adeptes du fait-maison qui veulent approfondir les techniques un peu plus particulières de la cuisine végé. On y trouve tous ces nouveaux savoir-faire, illustrés et expliqués de façon bien détaillé. Faire du seitan, du tofu, du gomasio, des légumes fermentés, des yaourts végétaux... Bref, des techniques que l'on ne peut pas forcement apprendre au contact de son entourage et qui sont bien utiles ! Pour ceux qui cherche à réduire leur déchets et adore "faire-maison" les produits du commerce, c'est idéal !  Dans chaque chapitre, on trouve aussi quelques recettes pour mettre en pratique, et ces dernières sont très facilement adaptables et déclinables en fonction de la saison et du contenu de ses placards.
de Clémence Catz, éditions La Plage, 19,90€


."LA CUISINE VÉGÉTARIENNE DU MOYEN ORIENT"
Celui pour transformer des plats simples en festin - Le seul livre de la sélection que je ne possède pas mais qui rejoindra pour sûr ma petite collection, tant je le feuillète à chaque fois que je tombe dessus ! A mon sens, la cuisine du Moyen Orient est extrêmement inspirante puisqu'elle met très souvent à l'honneur les céréales et les légumineuses, combo sacré en cuisine végétarienne. Le livre de Salma Hage en offre un large panel avec des recettes simples conviviales, et pour les 2-3 que j'ai testé pour le moment, délicieuses. Elles mêlent savamment tradition et modernité et subliment des produits simples à coup d'épices et d'herbes aromatiques.


"VEGAN" de Marie Laforêt
Celui pour s'initier à la cuisine végétalienne -Il me semble que lorsque l'on est végétarien, la question de l’alimentation végétalienne se pose à un moment ou à un autre, ne serait-ce que de loin. Cet ouvrage en donne un très bon aperçu et est assez didactique. Il est divisé en gros chapitres, chacun dédié à un des aspects de la cuisine végane : s'initier au soja, remplacer les œufs, remplacer les produits laitiers, cuisiner des gâteaux végétaliens, cuisiner le seitan... On y trouve là aussi un point général sur le véganisme en introduction avec la collaboration d'un médecin. J'ai particulièrement aimé le ton employé qui est plus un questionnement sur notre alimentation actuelle et une proposition à une autre cuisine qu'un avis moralisateur. Les 500 recettes proposées sont variées, souvent
++++++++++++++++++++++rapides à préparer et facilement adaptables mais demanderont par ++++++++++++++++++++++contre quelques ingrédients qui sortent un peu de l'ordinaire (miso, ++++++++++++++++++++++liquid smoke...) de Marie Laforêt, editions LaPlage,29,95€


J'espère que cette sélection assez minimaliste mais ma foi, efficace, vous inspirera 
et vous sera utile ! N'hésitez pas à partager vos livres de cuisine végé favoris! 

Lait à la camomille et au miel

 | RECETTES |


Ma mère rigole toujours quand je lui propose une infusion de camomille pour se détendre. Ça fait petite grand mère, me dit-elle. Elle n'a peut-être pas tort ! Mais malgré ces airs de vieille femme, la camomille est une plante médicinale que je m'arrange pour avoir toujours dans ma cuisine. Ces vertus apaisantes en font une infusion idéale avant d'aller dormir et un remède de choc contre les douleurs menstruelles (je prends 3-4 tasses dans la journée dans ce cas).

Cependant, elle devient vite amère en infusion et je l'agrémente souvent d'autre chose. Quand il fait froid, c'est avec un peu de lait, du miel et de la cannelle. Un breuvage chaud et apaisant pour le corps comme pour l'esprit ! 



LAIT A LA CAMOMILLE ET AU MIEL 
préparation: 5mn -  infusion : 5mn
pour 1 tasse 

Ingrédients :
++- 200ml d'eau chaude
++- 50 ml de lait végétal (ici, épeautre)
++- 1 c. à café de miel
++- 1 c. à café de camomille séchée
++- une grosse pincée de cannelle moulue

Étapes :
  1. Portez l'eau et le lait à frémissements. Hors du feu, ajoutez les fleurs de camomille et laissez infuser 5mn. Filtrez.
  2. Ajoutez le miel et la cannelle et mélangez bien pour avoir un breuvage homogène. Buvez chaud. 
  3.  
Note : Il existe deux sortes de camomille, l'allemande et la romaine. Elles ont à peu près les mêmes vertus et sont à se procurer en pharmacies, herboristeries et en magasins bio.
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